10 Watts pour le Wi-Fi anglais ?

L’OFCOM, équivalent britannique de notre régulateur de télécommunications, l’ARCEP, a émis la possibilité de modifier la loi anglaise afin d’autoriser l’utilisation d’équipements Wi-Fi à une puissance 100 fois plus importante qu’aujourd’hui.

Ainsi, le Wi-Fi sur la bande 2,4 et 5GHz passerait de 100 mW à 10 W de PIRE. Toutefois, une autorisation sera nécessaire afin d’utiliser cette puissance, pour éviter un chevauchement des signaux, notamment dans les zones urbaines.

Ce changement permettrait au Wi-Fi d’exceller dans les zones rurales, où les distances à effectuer entre chaque élément sont importantes et nécessitent des puissances élevées.

En même temps, avec plusieurs techniques connues à ce jour, il est déjà possible de faire entre 8 et 10 km, en vue sans obstacles, avec 100 mW (en utilisant 2 antennes, une puissante pour la réception et une moins puissante pour l’émission). En effet, les 100mW de PIRE ne s’appliquent qu’à l’émission du signal.

Aux Etats-Unis, la loi autorise 1W de PIRE, en Allemagne, 500 mW, et en France on en est toujours à 100 mW … Au lieu de nous imposer du WiMAX et de le présenter comme le remplaçant du Wi-Fi, pourquoi ne pas tout simplement mieux utiliser le Wi-Fi en lui laissant le champ libre grâce à une loi moins restrictive ?

Source : TechWorld

Aucun commentaire

  • Ulysse dit :

    Parce que pour le wimax on vend des licences qui valent la peau des fess** alors que ça ne serait pas acceptable pour le wifi peut être?!

  • Simon dit :

    Le WiMAX n’est pas présenté comme remplaçant du Wifi. Wifi est une techno de LAN (avec tout ce que ça implique au niveau de la non-gestion des accès concurrents et de la QoS), qui a été détournée en MAN (metropolitan area network) car elle était la seule disponible.

    WiFi ne saura pas bien travailler sur de longues distances avec de nombreux accès concurrents, simplement car il n’a pas été conçu pour.

    WiMAX est une techno de MAN, qui n’a pas été conçue pour pouvoir vendre des licences, mais pour fournir de meilleurs débits lorsqu’on est loin de la base,, sans avoir à envoyer 10W de PIRE (ce qui est énorme, j’aurais peur pour les pigeons et ma santé ..).

    Les problèmes ne sont pas si simples qu’il n’y parait…

  • NoMore5ByteHeader dit :

    "Le WiMAX n’est pas présenté comme remplaçant du Wifi. Wifi est une techno de LAN (avec tout ce que ça implique au niveau de la non-gestion des accès concurrents et de la QoS), qui a été détournée en MAN (metropolitan area network) car elle était la seule disponible."

    Il y a 5 ans, la majorité des personnes avaient le meme discours concernant le protocole Ethernet : 5 ans après, TOUT les FAI francais utilisent le GigabitEthernet et le 10GbitEth pour leurs lien WAN…

    Ce qui fait le succès d’une techno, c’est son prix, et son utilisation massive. On verra si le wimax est utilisé massivement …

  • Cells4everyone dit :

    Il parait que la Frei80x V avec le WIFI MITO depasse deja les 100mW…

  • Simon dit :

    "Il y a 5 ans, la majorité des personnes avaient le meme discours concernant le protocole Ethernet : 5 ans après, TOUT les FAI francais utilisent le GigabitEthernet et le 10GbitEth pour leurs lien WAN…"

    Tu as tout à fait raison. Mais ne pas oublier de préciser qu’ils reposent sur du DWDM, avec des couches MPLS qui permettent justement de pallier les manques d’Ethernet. Je les vois mal rajouter des couches pour pallier les défauts du 802.11..

    "Ce qui fait le succès d’une techno, c’est son prix, et son utilisation massive. On verra si le wimax est utilisé massivement"

    Le Wifi a eu le succès connu grâce aux chips Intel dans les portables, vu la stratégie d’Intel pour le Wimax, je ne me fais pas de soucis..

  • Thomas GEE dit :

    En fin de compte, la différence entre le Wi-Fi et le WiMAX n’est pas si grand. Il y a surtout une grosse différence : les licences obligatoires pour le WiMAX.

    Simon, tu as raison, le Wi-Fi n’était à l’origine pas conçu pour les réseaux MAN, mais les "hackers" se sont vite rendus compte que cette technologie pouvait être utilisée pour relier des éléments éloignés de plusieurs kilomètres grâce à des antennes adaptées. C’est là que le radio-amateurisme est rentré en jeu …

    La qualité de service et les accès concurrents ne sont pas plus performants avec le WiMAX qu’avec le Wi-Fi.

    Et puis, vu les puissances utilisées pour envoyer un signal WiMAX, c’est normal qu’ils fassent d’aussi grandes distances.

  • ali dit :

    peut être pour êviter des cancer ?

    enfin je dis ça, je dis rien 🙂

  • NoMore5ByteHeader dit :

    "Tu as tout à fait raison. Mais ne pas oublier de préciser qu’ils reposent sur du DWDM, avec des couches MPLS qui permettent justement de pallier les manques d’Ethernet. Je les vois mal rajouter des couches pour pallier les défauts du 802.11.."

    Euh… tous les FAI n’ont pas un backbone MPLS. et le multiplexage en longueur d’onde n’apporte rien a part la mutualisation des infos sur la fibre. Par contre, même si le format de trame reste le meme, les équipements d’aujourd’hui n’ont rien a voir avec ceux des débuts :o) la détection de collision a été remplacé par l’utilisation de switchs, spantree est arrivé pour éviter les boucles sur les réseau switchés, on a séparé les domaines de broadcast grace aux VLAN…

    On voit le meme degré d’évolution avec wifi : augmentation du débit avec le passage du B au G puis maintenant N, ajout de la QoS sur le Wifi, support de plusieurs SSID pour séparer les réseaux, support aussi des vlans… 802.11 est un protocol qui évolue et se bonifie avec le temps 😉

  • bloup dit :

    Le wifi en France est limité à 100mW parce qu’il n’est pas tout seul à utiliser cette bande de fréquence.

  • bob dit :

    Les molécules d’eau résonnent à 2,45GHz, soit près du canal 9. Une augmentation de la puissance émise implique un "effet four micro-onde" aggravé, autrement dit, la puissance a un effet direct sur l’éventuelle nocivité du Wi-Fi.

    Vous me direz oui mais le four à quelques mètres émet bien plus, soit mais il ne fonctionne que 4 à 5 minutes par jour, tandis qu’un point d’accès transmet des trames de balise en général toutes les 125ms…

  • Dominique Blas dit :

    Punaise, 10W !
    Le souci n’est pas tant les 10W (une BTS rayonne à 20 W) mais la nature grand public du WiFi couplée à ces 10W de PIRE. Là ça peut faire TRES mal.
    Il va falloir se balader en permanence avec un champmètre de manière à s’assurer que vos migraines ne sont pas le fait d’un voisin un peu trop généreux.
    Surtout gare aux gamins en bas àge.
    Pour ce qui est du WiMAX, la PIRE est de l’ordre de 10W je crois sur les CPE Alvarion.
    Je n’ai pas relu les licences ARCEP mais je ne pense pas que la PIRE soit limitée à ce niveau pour les titulaires.
    De toute manière il n’y a pas de secret : si on veut porter loin il faut de la PIRE (et des récepteurs sensibles). OFDM est très bien pour ce qui est du traitement du bruit mais, dans l’absolu, on n’avance pas beaucoup dans ce domaine depuis quelques années. Donc question sensibilité on n’ira pas bien loin.
    db

  • Simon dit :

    Chez Alvarion, c’est plutôt 36dBM d’EIRP, soit 2.5W (ce qu’une recherche sur le web vous confirmera 🙂

  • Thomas GEE dit :

    Pourquoi toujours comparer le micro-onde et les matériels Wi-Fi ?

    Le micro-onde diffuse des ondes sur la fréquence 2,4 GHz dans un espace confiné à 800W minimum. Le rebondissement de ces ondes dans cet espace chauffe les aliments.

    Je ne vous dis pas non plus de mettre votre tête devant une antenne parabole !

  • nésousX dit :

    surtout qu’il parait qu’ozone depasse allégrement les 100mw PIRe mais ils disent avoir une dérogation comme excuse la ou ils se fournissent en matériel.
    Impossible a verifier pour un non parisiens 🙂

  • bob dit :

    @thomasgee

    Il me semble bien que ce n’est pas les rebonds des ondes qui chauffent la nourriture.
    Les rebonds font pénétrer l’onde plusieurs fois dans la nourriture, mais c’est bel et bien la fréquence (2.45 Ghz) qui étant celle de résonance de l’eau, agite fortement les molécules ce qui créé un échauffement important.
    L’échauffement dépend de la puissance et du temps d’exposition, dans le cas du Wi-Fi la puissance est ridicule mais le temps d’exposition n’est pas négligeable.

  • Dominique Blas dit :

    Mon intention n’était pas de polémiquer mais de faire le parallèle entre une PIRE de type professionnelle (le WiMAX) et une PIRE de type grand public (le WiFi).
    Si la PIRE du WiMax n’est que de 2,5W c’est pire (sans jeu de mots) encore !

    Toutefois je me souviens d’une discussion avec le DG d’Altitude Télécom lors d’un forum sur l’aménagement du territoire. il m’expliquait que son réseau se constituait par bond de 40 km.
    Or, 2,5W dans la bande des 3,5 Ghz c’est un peu limite pour parcourir 40 bornes. On doit être à peu de chose près à -140 dB d’atténuation (lorsqu’il fait beau) et avec 34dBm de PIRE et une antenne de 30 dBi (je suis généreux) en réception on arrive à un signal à -70 dBm. Signal qui peut chuter à -90dBm par mauvais temps. -90dBm n’étant pas loin de la limite de sensibilité des composants en général, la marge est trop faible pour assurer un service professionnel.
    On pourra bien entendu m’objecter que le DG ne parlait pas de WiMAX dans les faisceaux du backbone mais de simple FH (à 25 Ghz par exemple) et que donc un p’tit 100W de PIRE à 25 ou 38 Ghz n’embête personne.
    Certes, certes, je ne suis pas allé plus loin dans l’enquête.

    Toutefois les documents du Forum Wimax (http://www.wimaxforum.org/news/e...
    attestent d’une PIRE MAX de 4W en Europe … dans la bande des 5,7-5,8 Ghz avec des variations importantes selon la bande de fréquence réellement utilisée et la notion de fixe et de mobile, de 200mW à 4W.

    Extrait de la recommandation 2005/513/CE :

    Article 4
    1. Dans la bande de fréquences 5150-5350 MHz, les WAS/RLAN sont limités à une utilisation intérieure avec une PIRE moyenne maximale de 200 mW.
    En outre, la densité de PIRE moyenne maximale est limitée:
    a) à 0,25 mW/25 kHz dans toute bande de 25 kHz, dans la bande 5150-5250 MHz, et
    b) à 10 mW/kHz pour toute bande de 1 MHz, dans la bande 5250-5350 MHz.
    2. Dans la bande de fréquences 5470-5725 MHz, l’utilisation des WAS/RLAN à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments est limitée à une PIRE moyenne maximale de 1W et à une densité moyenne de PIRE de 50 mW/MHz dans toute bande de 1 MHz.
    3. Les WAS/RLAN fonctionnant dans les bandes 5250-5350 MHz et 5470-5725 MHz emploient une régulation de la puissance de l’émetteur qui assure, en moyenne, un facteur d’atténuation d’au moins 3 dB sur la puissance de sortie maximale autorisée des systèmes.
    Si une régulation de la puissance de l’émetteur n’est pas utilisée, la PIRE moyenne maximale autorisée ainsi que les limites de la densité de PIRE moyenne correspondante pour les bandes 5250-5350 MHz et 5470-5725 MHz sont réduites de 3 dB.

    De toutes les manières le WiMAX ressemble de moins en moins à une techno d’avenir : de promesse en promesse on n’en est jamais qu’à 1Mbit/s par abonné (à condition qu’il n’y en ait pas trop d’abonnés).
    Mais hélas, en France notamment, le politique est tellement mêlé de près avec les intérêts de certains opérateurs qui eux mêmes sont en cheville avec des équipementiers on n’est pas près d’avoir du haut-débit dans les campagnes … au grand bonheur des opérateurs de téléphonie mobile …
    Et si nous parlions 802.20 ?
    db

  • Thomas Gee dit :

    Dominique : le 802.20 n’est pas très actif actuellement, notamment depuis la suspension des délibérations du groupe de travail jusqu’en octobre 2006 :
    http://www.canardwifi.com/index….

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